Des templiers, des sarrasins, des hommes du Nord…

Qui ne se rappelle pas avoir vu, il y a bien des années quand il était enfant, un « film de chevaliers » ? Peut-être est-ce ce film, ou cette série, qui vous a donné le virus de l’histoire ou de la reconstitution historique, qui sait… Peut-être avez vous, bien des années après, cherché à retrouver ce vieux film pour le revoir. Et là, déception… cela a franchement vieilli. Mais alors, comment retrouver cette atmosphère médiévale qui vous a tant marqué étant enfant, sans la déception  ? Et bien il y a une solution…

Cette solution est une série de deux films suédois (et oui !) tournés en 2007 et 2008, et qui racontent l’histoire extraordinaire de Arn Magnusson, en plein XIIème siècle. Tous les ingrédients idéaux du « film de chevaliers » sont réunis. Il y a une jolie histoire d’amour, de belles batailles, des sarrasins qui sont aussi des hommes d’honneur et des ennemis respectables, un mentor ancien templier, une guerre civile, des retrouvailles entre amis d’enfance, le désert de la terre sainte et les montagnes enneigées du Nord… Et en plus c’est plutôt bien tourné sans tomber dans la superproduction made in USA, et avec des tenues militaires correctes.

Quelle est l’histoire ? Le film commence dans le désert, où l’on voit trois cavaliers arabes poursuivis par une bande de pillards. Un templier accompagné d’un sergent surgit alors et va mettre en déroute les poursuivants, de manière assez spectaculaire. Il vient de sauver des hommes qui luttent contre les chrétiens, mais a été fidèle à sa promesse de protéger les voyageurs…  Cette rencontre va changer la vie de notre homme, mais on ne le verra que bien plus tard…

Le film reprend en nous  montrant le jeune Arn alors qu’il survit miraculeusement après une chute vertigineuse. Ses parents ayant fait la promesse de dédier la vie de leur fils à Dieu si il le sauvait, le conduisent donc dans un Monastère, où il va rencontrer son mentor, ancien templier, qui voit rapidement quel potentiel ce jeune novice peut avoir comme combattant (n’est ce pas un monastère bien plaisant que celui où l’on croise des templiers à la retraite qui vous apprennent le métier des armes) ? Devenu homme, il va rejoindre sa famille et tombera bien sûr amoureux…

Tout serait parfait si la jeune fille n’appartenait pas à un clan qui soutien un candidat rival au trône du royaume. Comme on peut s’y attendre cela se passe mal, et un petit complot fagoté par un évèque par très catholique assisté d’une mère supérieure vont faire condamner nos deux tourtereaux au couvent et au monastère. Pour notre jeune homme, la peine sera commuée en un engagement dans l’ordre du temple. Direction la terre sainte, où l’on retrouve notre homme en chevalier. Il va participer à plusieurs combats, dont  Hattin…

Vous vous en doutez, il ne mourra pas, sauvé par le même sarrasin qu’il avait sauvé au début du film (et oui… on vous l’avait dit, tous les ingrédients sont là !), et il va rentrer chez lui pour remettre le roi légitime sur le trône (on vous l’avait dit, pas le temps de s’ennuyer).

Très sincèrement, c’est excellemment monté, les personnages ont de la texture, et les costumes sont plutôt très corrects. Le reconstituteur tâtillon (je crains que nous n’en fassions partie…) notera bien que certains casques à facial sont un peu postérieurs à notre période et que les hommes du Nord ont tendance à avoir des épées dont le pommeau date plutôt du VIIIème / IXème siècle, mais dans l’ensemble, les équipements sont convenables. Les cottes de maille ont des anneaux plutôt gros, et les camails sont séparés du reste du haubert, mais rien de bien méchant au fond

En résumé… un bon moment à passer, qui je vous assure vous rappellera l’ambiance de ces films que vous avez vu il y a bien longtemps et qui ont su vous faire rêver ! Jetez donc un oeil à la bande annonce

Arn Chevalier du Temple 2007 et Arn, le royaume au bout du chemin 2008, avec Joaquim Natterqvist, Sofia Helin et Vincent Perez, de Peter Flinth.

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