Du shako au kepi, un siècle d’évolution…

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Shako Premier Empire

Le shako est introduit dans les armées occidentales par les hussards au XVIIIème siècle. D’origine orientale, ce corps porte un étrange bonnet cylindrique sans visière, entouré d’une flamme, nommé mirliton.

Au tournant du XIXème siècle, ce mirliton devient shako, coiffe rigide à visière, évasée vers le haut. D’abord adopté par la cavalerie légère, le shako se généralisera à compter de 1806.

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Shako Restauration

A la restauration, le shako deviendra cylindrique, suivant une mode lancée par la cavalerie légère en 1812. Il diminuera ensuite en hauteur jusqu’au second Empire.

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Shako début second Empire

Au milieu du siècle, le cône formé par la coiffe s’inversera, la partie supérieure étant désormais plus étroite que la base. Il faut y voir là l’influence de l’armée d’Afrique, qui renoncera bien vite au port du shako traditionnel en Algérie au profit d’une coiffe particulière, nommée casquette d’Afrique.

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Chasseur portant le shako en 1914

Dans la seconde moitié du second Empire, la taille du shako diminue encore, et la visière devient carrée. Il va tomber en désuétude au profit du képi, mais restera encore en service dans la cavalerie légère sous la troisième république.

Kepi_1857

Kepi 1857

Le képi dérive quant à lui de la casquette d’Afrique. Celle-ci est une sorte de shako simplifié et allégé, entièrement textile et plus adapté au climat chaud que connaissent les troupes opérant en Afrique du Nord. En 1852 apparaît un modèle encore plus simple, nommé bonnet de police à visière. Il s’agit là du premier képi. Destiné initialement aux troupes stationnées en Algérie, il se répandra bien vite dans toute l’armée, le shako étant réservé aux parades et défilés.

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kepi 1880-1900

Sa visière, d’abord carrée comme celle des shakos du second Empire, s’arrondira vers 1880-1900. D’abord penté sur l’arrière, il deviendra droit à l’aube de la grande guerre, et sera porté par tous les soldats au combat. La généralisation du casque viendra diminuer son usage, et au milieu du XXème siècle, il ne sera plus utilisé que par les cadres, à l’exception de la légion, dont il devient le symbole.

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Légionnaire en tenue de campagne, 1905

Pour la petite histoire, la couleur blanche de ce képi emblématique provient de celle du couvre képi du début du siècle, systématiquement porté en opérations à cette période, dont la décoloration était synonyme d’ancienneté dans le corps.

Lisez aussi notre article sur les plaques de shako du Premier Empire http://blog.armae.com/le-shako-napoleonien-et-ses-plaques.html

Photographies provenant des collections du musée de l’Emperi
http://blog.armae.com/le-musee-de-lemperi.html#more-818

Coiffes contemporaines d’Armae.com : http://www.armae.com/Recente/casquettes_guerre_de_secession_et_ecosse.htm

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