La première révolution anglaise

Pour les Français, il n’y a de révolution que celle de 1789, qui vit la condamnation du roi Louis XVI et sa décapitation. Outre-Manche pourtant, les Anglais firent aussi une révolution et coupèrent la tête à leur roi Charles Ier en 1649, soit près d’un siècle et demi plus tôt. Les historiens britanniques appellent cette période English Civil War. Cet épisode donne lieu en Angleterre a des reconstitutions de très grande qualité, comme savent si bien le faire nos voisins férus d’Histoire.

Tout commence lorsque le roi Charles Ier décide d’unifier en un même royaume l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande, ce que certains Anglais voient d’un très mauvais œil. A cela s’ajoutent d’autres oppositions, notamment entre le roi et le Parlement qu’il fait dissoudre, en raison de la procédure d‘impeachment que celui-ci intente contre le favori du monarque après son échec à débloquer le siège de La Rochelle. Sa politique d’augmentation des impôts le rend également très impopulaire, de même que ses réformes religieuses. Les puritains craignent une restauration du catholicisme. En 1641 la guerre éclate en Ecosse, nécessitant de nouvelles levées de fonds, mais sans l’accord des parlements successifs. La guerre civile fait rage entre les Royalistes et les Parliamentarians, qui s’appuient sur un nouveau modèle d’armée, mis au point par l’un de ses chefs les plus connus, le puritain Olivier Cromwell, qui a levé à ses frais une troupe de cavalerie : les Ironsides (Côtes de Fer). Ils ressortent vainqueurs à la bataille de Naseby, le 14 juillet 1645. En 1648, la guerre reprend. Les Royalistes et les Ecossais connaissent une nouvelle défaite importante à la bataille de Preston, en 1649. Cette même année, le Parlement vote la condamnation à mort de Charles Ier. Une troisième guerre s’en suivra jusqu’en 1651.

Cette époque majeure de l’histoire de l’Angleterre est régulièrement ressuscitée par des bataillons entiers de reenactors. Les Anglais sont sans doute les reconstituteurs les plus investis dans leur passion, et leurs équipements sont généralement d’une très grande qualité. Lors de ces démonstrations historiques, les spectateurs peuvent ainsi voir évoluer les régiments de piquiers, héritiers des phalanges macédoniennes, avec leur pique longue de plusieurs mètres, mais aussi les mousquetaires et leurs arquebusades. La cavalerie n’est pas délaissée pour autant, ni l’artillerie. L’ampleur et l’authenticité de ces reconstitutions sont remarquables et ne peuvent avoir de comparables en Europe que les commémorations de batailles napoléoniennes.

voir  : http://armae.com/moderne/135pistolets.htm

http://armae.com/moderne/131casques.htm

http://armae.com/moderne/133epees.htm

Be Sociable, Share!