Les reconstitutions de la Garde Républicaine

Nous l’avions déjà évoqué il y a quelques années dans un précédent article : quelques régiments de tradition portent des tenues inspirées des temps anciens. Aujourd’hui, nous aimerions vous faire découvrir les reconstitutions de la Garde Républicaine.  Mais avant tout, présentons cette unité prestigieuse de la gendarmerie, créée en 1848. Depuis 1870, elle s’appelait « Garde républicaine de Paris ». L’indication de la capitale fut supprimée en 1978.

Le rôle de la Garde Républicaine est d’assurer la sécurité de nos concitoyens, à l’instar de toutes les autres unités de la gendarmerie, mais plus particulièrement d’assurer le service d’honneur et la protection des hautes autorités de l’Etat français et des dignitaires étrangers en visite dans notre pays. La garde se compose d’environ 3000 hommes et femmes, partagés principalement en un régiment de cavalerie et deux régiments d’infanterie, ainsi que des formations musicales et un escadron motocycliste.

Vêtus d’uniformes particulièrement beaux, dont les formes sont héritées du XIXe siècle, la Garde est visibles lors des grands événements nationaux et internationaux, et de ce fait, elle contribue au rayonnement de la France. Fier de ses traditions et de son histoire, la Garde s’est mise à la reconstitution historique il y a plusieurs années maintenant.

Elle évoque tout d’abord la Maison du Roy à l’époque de Louis XV, avec des tenues reconstituées par le tailleur modéliste de la Garde, après de soigneuses recherches. Créée par le roi Charles VII, elle formait l’élite des armées royales, chargée de la protection du souverain, notamment sur les champs de bataille. Les démonstrations de la Maison du Roy se font au son des hautbois, tambours et trompes de chasse. Rappelons que la fanfare du régiment de cavalerie est la seule formation européenne à défiler au trot.

La collection de la Garde Républicaine compte actuellement 700 costumes couvrant l’époque de Saint-Louis, François Ier , Louis XV, la Révolution, le Ier Empire et la Restauration. Nous retiendrons  surtout les évocations des grenadiers de la Garde de Napoléon, à la bataille de Friedland, avec manœuvres d’époque, cadencées au rythme du tambour. Elle possède également trois répliques de canons Gribauval.

Sans parler de reconstitution historique (mais presque d’archéologie expérimentale), citons néanmoins les imposantes charges de cavalerie proposées trop rarement par la Garde. Le régiment de cavalerie se compose d’un peu plus de 450 cavaliers, ce qui en fait la plus grande formation montée au monde et de la dernière unité à cheval de l’armée française. Il se subdivise en trois escadrons, répartis par robes : les cuivres de la fanfare et le 1er escadron sont montés en alezans, le 2e escadron en bais et le 3e escadron en bais bruns. Seuls les deux timbaliers et les trois chevaux de l’étendard sont gris. Voici quelques vidéos impressionnantes pour remonter le temps…

http://www.youtube.com/watch?v=cOl4piWh2eA

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