Revivre 1000 ans d’histoire, de Claude à Guillaume le conquérant ? C’est possible…

HastingsVous êtes vous déjà demandés ce que cela ferait de revivre non pas une seule bataille, ou de nous glisser dans la peau d’un de nos ancêtre d’époque antique, carolingienne ou médiévale, mais un millénaire entier d’Histoire, en le ré-écrivant un peu ? Qui n’en a pas rêvé… Et bien, c’est quelque part possible, et en moins d’une douzaine d’heures !

BritanniaNous sortons par contre cette fois-ci du monde de la reconstitution historique à proprement parler, pour nous diriger vers celui des jeux dits de simulations stratégiques. Attention, il ne s’agit pas de wargames aux règles complexes qui sont difficilement accessibles à des joueurs inexpérimentés, même au prix de longues explications, mais bien de simulations aux règles relativement simples, qui permettent aux joueurs dès la première partie de changer d’époque et d’univers…

Romains tardifs ou combattants arthuriens ?Pour nos mille ans d’histoire, Britannia est sans nul doute le jeu le plus abouti et le plus captivant qui n’ait jamais été conçu. Le fonctionnement en est simple : les joueurs vont accompagner les différentes vagues d’envahisseurs qui se sont succédés en Angleterre entre la conquête de Claude et celle de Guillaume le conquérant. Si les romains vont se rendre maîtres du centre du pays rapidement, ils n’arriveront jamais vraiment à dominer le pays desaxons Galles et l’Ecosse, puis devront céder face aux envahisseurs jutes, angles et saxons. Lorsque un équilibre commencera à être trouvé, l’Ile sera harcelée par de nouveaux venus, danois, vikings, norvégiens, sans parler des différentes vagues irlandaises qui ravageront la côte Ouest du pays.

La CalédonieLe principe est que chaque joueur va incarner plusieurs peuples successivement – il en aura en général toujours deux ou trois sur la carte. A certains tours, il devra occuper des zones clés, ou éliminer certains adversaires ou chefs de guerre.  Et c’est là que la magie du jeu intervient… Ces objectifs, conjugués à ceux des autres joueurs, font que justement la réalité de l’histoire est toujours à peu près respectée. Les romains disparaissent car leurs territoires sont les plus disputés du jeu… Jamais les pictes ni les calédoniens ne s’aventurent bien loin au Sud, car il n’y ont aucun intérêt.

Partie en coursLe jeu a également une certaine dimension diplomatique… car des accords sont possibles entre les joueurs, et sont même indispensables quand il s’agit d’élire, à partir du moyen-âge, le roi d’Angleterre, et l’on ne s’ennuie jamais, malgré la longueur des parties. Cerise sur le gâteau, la partie s’achève avec quatre prétendant au trône sur la carte… mais rien n’assure que les normands vont gagner !

NordsmanPour une partie à quatre joueurs, comptez environ huit heures de jeu. A cela s’ajoute une explication des règles, qui peut être relativement courte si vous préférez découvrir les subtilités du jeu au fur et à mesure, ou au contraire prendre deux heures si vous tenez à absolument être au point, exemples et cas pratiques à l’appui… Mais rassurez-vous, elles restent dans tous les cas relativement simples et facile d’accès ! Et puis… vous pouvez aussi jouer en tenue, pourquoi pas ?

BritanniaBritannia, de Lewis Pulsipher, a été édité pour la première fois en 1986. Une seconde version, sensiblement identique à l’originale, est parue en 2006 et la version française date de 2008. Plus de 20 ans de carrière pour un seul et unique jeu, cela en dit long sur son intérêt, et les bons moments passés par les participants lorsqu’ils sont autour de la table. Alors, devenir un chef picte, tuer le roi Arthur en personne et souffler le trône d’Angleterre à Harald et Harold, cela vous dit ?

Et si vivre l’histoire de cette manière là vous intéresse aussi, nous parlerons certainement un jour de quelques autres jeux, comme Hannibal ou Successors…

Hastings

 

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